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Compostelle - Conques (jour 7 à 11)

Jour 7 - Estaing

Meilleure nuit depuis longtemps, il faut dire que avoir une chambre pour soit tout seul est bien agréable, en particulier sur le chemin. Petit-déjeuner avec Jean et Christina (on avait chacun un étage pour dormir).

Je retrouve Patrick et Marylène et l'on fait la route ensemble jusqu'à Estaing. Je repars tout seul après un verre (j'y suis pour rien, c'est eux qui ont voulu !) et là, d'un coup, GROS coup de mou. Très mauvais pressentiment si je continue, je fais demi-tour en me disant que je vais faire du stop pour aller à Golinhac

note : je voulais, à la base, absolument tenir au plus près de mon planning pour être au rendez vous avec mon père à la fin de la partie française (ce qui changera très rapidement).

Je croise Jean qui arrive de Saint Chely en arrivant, ça sera donc Estaing ce soir, et vu que le gîte municipal est fermé tout de suite, ça sera l'hospitalité Saint Jacques (fear !).

Toujours faire confiance au hasard.

Note du retour : un an après : hum, pourquoi j'ai écris ça moi ? À la fin du voyage je saurai pourquoi, mais là, mystère…

Après-midi repos, et, surprise, je vois Antoine arriver, il aura fini par me rattraper ! Je commence à entendre des « xxxx a quitté le chemin », ça fait très bizarre, surtout quand tu as marché avec la personne en question.

Je commence à « émerger » en fin d'après-midi, la crise semble être passé, je rencontre Olivier et Sophie avec qui je vais marcher dans les prochains jours. Nous dinons avec Léonard (le « gérant »), Théo (l'hospitalier), Nicolas et Madlin.

Jour 8

Levé à 7h40, petit déj à 8h15, tentative collective de trouver qui a ronflé cette nuit (les deux chambres se renvoyant la balle, on arrivera à la conclusion que ça venait de l'étage du dessus…) puis départ avec Antoine et Jean.

Antoine

Pause à 10h, on déjeune vers 11h avec une pause de 45 minutes puis on continue tranquillement jusqu'à Golinhac.

Eileen

On s'arrête prendre une bière avec 2 auvergnats (enfin, eux avec une bière, moi avec un coca, si si), bientôt rejoint par Pierre et Claire (Québec), une américaine (un an après, je dirais que c'était Eileen), une danoise, et Mike !

Mike ! Le québecois que je cherche depuis 2 jours pour lui dire au revoir de la part de Pascal (bonjour, vous connaissez Mike ? Un québecois ? Non ? zut … bonjour, vous connaissez…).

Redépart avec Antoine pour le Soulié, petit moment de bonheur en arrivant pour le lieu, l'ambiance, l'accueil… Olivier et Sophie sont arrivé depuis une heure environ. Pierre et Claire arrivent peu de temps après.

Parasol, soleil… vacances.

Une Estonienne est là, elle est aussi paumée que religieuse (et elle est vraiment très, très, très paumée), elle parle anglais à la vitesse d'un couteau avec un accent à découper un TGV (ou l'inverse, je ne sais plus).

Soirée avec un curry supérieur (comprendre « qui arrache »), René (hospitalier) et Michel (qui habite là), ce dernier a fait le chemin du Puy-en-Velay à Compostelle par étape de 40 à 60 km, il a mis un mois pour le faire (je vais mettre environ 2 mois), double tendinite, cloques partout (sous les ongles des pieds aussi tellement il avait forcé) et d'autres problèmes sur le moment : un divorce qui c'est très mal passé.

Jour 9 - Conques

Levé vers 6h45, petit-déj vers 7h avec tout le monde, départ vers 8h10 avec antoine que je lâche vers 10h pour une sieste. Je tente de rattraper le temps en courant sur la route (avec mon sac, mes bâtons…) …

note : ceci est une connerie, ne faites pas ça chez vous.

…puis dans la descente vers Conques…

note : ceci est une… non, « connerie » n'est pas assez fort : je vous déconseille de courir dans une descente avec des cailloux glissants à cause de la pluie, avec le poid du sac sur les épaules et les genoux qui hurlent.

Je reprends, je retrouve Antoine avec Dominique et Christian, les deux auvergnats, je le traine au tympan avant qu'il ne prenne la malle postale (un minibus qui fait des navettes) pour rentrer. Il aura donc réussi à arriver à Conques ET à voir l'abbatiale. Et vu l'état de son pied, c'était honorable.

Bon, Antoine est parti, que vais-je faire ? Le problème quand tu arrives à 13h, et qu'il ne fait pas super beau, c'est que l'on s'ennuie facilement.

Repas, complie (arg), bénédiction (arg arg), Ultreia et surtout concert d'orgue avec variateur de lumière (et ça, c'est fun :3).

Conques

jour 10

Départ avec Olivier et Sophie de Conques, arrêt vers 12h à Preyssac, qui restera dans ma mémoire comme un préambule au paradis : thé à la menthe sauvage, fromage de chèvre, biscuits, soupe, jambon du pays : le terme hospitalier a été fait pour Christian.

Arrivé à Saint Roch à la Sentinelle : transat, soleil, clafoutis. Tout le monde est couché vers 9h30, coup de barre générale.

note : toi, Ô toi ! dernière (grosse) montée (que l'on ne voit pas avant d'arriver) à Saint-roch, sois maudite !

jour 11 - Figeac

Arrivé à Figeac avec Olivier, Sophie et Jean, temps superbe, on se décide pour la vallée du Célée avec Jean.

L'arrivée à Figeac a été étrange, ça fait une grosse semaine que l'on avait pas vu de « ville » de cette taille et la sensation n'est pas agréable, adieu tranquillité, espace, calme, nature, bonjour « civilisation » (ou pas).

Compostelle - Conques (jour 7 à 11)
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